NOUVEAU GUIDE 2007/2008
Après 5 éditions, on pourrait penser que ce nouvel ouvrage suit un schéma plus ou moins prévisible et que, les cafés historiques étant ce qu’ils sont, les choses ne sauraient beaucoup changer d’une année sur l’autre. Et vous auriez tort.Car, si vous nous retrouvez fidèles encore au rendez-vous, c’est que dans la société de communication instantanée que nous vivons et où les impératifs économiques ne sont que la conséquence d’un changement plus profond de structure, les cafés, comme les brasseries d’ailleurs, ont un rôle à jouer dans l’univers du lien social.
C’est pourquoi j’ai voulu que cette nouvelle édition du guide soit conçue comme un outil pratique et un compagnon de tous les jours.
C’est la raison pour laquelle vous n’y trouverez que peu de théorie, le strict nécessaire, pour laisser plus de place à toutes les informations utiles que l’équipe de rédaction a glanées au quotidien, établissement par établissement. Une mise à jour est un processus sans fin, aussi ai-je privilégié les lieux qui prônent le besoin d’un bonheur simple à la portée de tout un chacun dans un esprit d’indispensable convivialité. Le motif de ce guide est de vous accompagner à choisir un de ces lieux au gré de vos déplacements. C’est comme si vous étiez face à une carte des vins, je suis celui qui vous invite à découvrir une adresse puis à définir une atmosphère pour aborder le domaine de l’envie et vous entraîner dans la mémoire collective d’un lieu qui perpétue un savoir-faire et une tradition d’accueil.
Si le destin des arbres est d’être coupé quand ils commencent à vieillir, il est de notre rôle d’ardents défenseurs de ces cafés, qui sont et restent le rempart contre les idées reçues et les peurs non fondées, de refuser d’être les témoins fatalistes de leur disparition. Pour ma part, je veux être un acteur associatif de la sauvegarde de ces commerces d’utilité publique.
C’est pourquoi j’ai ouvert un nouveau chapitre, celui des cafés de pays, qui savent encore vous faire ressentir la douceur de vivre de certains villages du sud de notre hexagone national. Ils sont bien souvent le dernier rempart avant la mort lente d’une commune rurale et leur disparition est à l’image du livre nostalgique des souvenirs de la vie quotidienne que l’on ferme définitivement.
Qui oublie le passé est condamné à le revivre, dit l’adage, alors laissons à ces « bulles de mémoire » que sont les cafés la prérogative du lien social indissociable à l’envie du moment et à l’improvisation comme au doux plaisir de succomber à un coup de cœur.
Je vous souhaite une bonne lecture, pleine de découvertes et de petites joies quotidiennes.
''Jacques Jayet, Président de l’association des cafés historiques et patrimoniaux d’Europe''

